12 janvier 2009
3D Grand Prix

La formule 1... Dès que ce sport mécanique est évoqué, je pense toujours à un souvenir relatif à la première Playstation et son jeu "choc" encensé par toute la critique fin 1996 : Formula One. Je me souviens... Je discutais avec le vendeur lorsqu'un acheteur potentiel est venu demander : "Il est bien Formula One ?". Ma réponse avant que le vendeur n'ait eu le temps d'ouvrir son clapet : "Si tu aimes les saccades non-stop à chaque virage..." et le vendeur essayant de rattraper le coup : "euh... c'est léger, très léger et graphiquement il est incroyable". Ben oui, faut vendre sa camelote...

Bon, pour finir le gars est repartit avec les saccades le jeu sous le bras. Tant pis pour lui car moi, je me souviens d'un vrai jeu de F1, un jeu pour les hommes, les vrais, les tatoués et qui lui n'avait pas de saccades dès la négociation d'un virage. Ce soft tournait sur... Amstrad CPC en 1985 ! Ces consoles du soi-disant toujours mieux... 11 années d'attente pour choper des saccades, je rêve. Donc retour en 1985 pour des sensations incroyables.

Get out of my way !
8 circuits vous attendent : Zandvoort, Silverstone, Anderstorp, Jarama, Roeun, Brands Hatch, Kyalami et Mosport. Mais pour pouvoir tous les parcourir, va falloir s'accrocher grave. Déjà, oubliez la loose habituelle de tous ces jeux récents : les vitesses automatiques. Mais où vous croyez vous ? Ici pour avancer, on passe les vitesses manuellement ! 4 pour être plus précis. Ensuite, n'oubliez pas le chiffre 3. Vous avez 3 tours pour vous placer parmi les 3 premiers. C'est la condition requise pour passer au circuit suivant.

Ben oui, t'es derrière kéké.
Alors avec le temps, que retenir de ce 3D Grand Prix ? Pour ma part, 2 choses qui poutrent graves. La première, ce sont les roues. C'est pas grand chose, mais l'animation de celles-ci donne réellement l'impression d'avancer (encore heureux !) et de vitesse avec le défilement de la route via les bordures rouges et blanches. Jouez, vous comprendrez. Enfin et surtout : les rétroviseurs ! Trop bon de doubler un concurrent et de le voir disparaître dans son rétro ! Le détail qui tue, bien avant le cultissime Vroom. Alors, à quand un jeu de F1 qui déchire sur nos consoles Next-Gen actuelles ? (et sans saccades SVP !).

02 janvier 2009
The Sentinel

De temps en temps (et c'est malheureusement de plus en plus rare), un ovni débarque dans le paysage vidéoludique. Vous savez, ce genre de jeu difficile de classer dans une catégorie toute faite... D'ailleurs, selon la source, la catégorie diffère tellement les rédacteurs sont ennuyés par le côté "différent" du soft. Pour ma part, The Sentinel est assurément un jeu de position, donc logiquement de stratégie.

Le premier contact avec ce titre est... Etrange. Surréaliste... Oui c'est le mot, un environnement surréaliste. Le joueur se trouve face à un paysage qui fait penser à un échiquier possédant... Des reliefs ! Complètement fou, et en plus tout ça se passe via une vue subjective et des graphismes en 3D faces pleines. Pour l'époque, cette 3D faces pleines était un réel choc, souvenez-vous d'un certain Space Harrier CPC avec ses graphismes "fil de fer".

Je l'aurai un jour, je l'aurai...
Bon, c'est pas tout ça, mais c'est quoi The Sentinel ? Le principe de base est simple. La Sentinelle règne sur 10 000 mondes. Celle-ci trône sur la plus haute case de chacun de ces mondes. Le joueur, pour sa part, incarne un robot qui démarre tout en bas de chaque paysage et par le biais de la téléportation doit atteindre une hauteur suffisante afin de pouvoir absorber la Sentinelle. Concept simple, mais dans les faits... Dans les faits, c'est pas gagné car il faut savoir que le robot incarné par le joueur ne se déplace pas dans le sens évident où on l'entend. En effet, le joueur ne peut que déplacer sa vue et regarder autour de lui. De ce qu'il voit, il lui est possible d'absorber l'énergie des objets visibles aux alentours ou... De se téléporter sur une autre case visible. Le joueur peux créer un rocher (piedestal) avant de se téléporter dessus afin d'être plus haut et de bénéficier d'une meilleure vue pour continuer à progresser vers les hauteurs du level en cours.

Avant la partie, petit état des lieux
Mais attention ! Créer des rochers et se téléporter consomme de l'énergie (le joueur commence avec 5 unités). Donc il faudra constamment surveiller son niveau et ne pas hésiter à absorber l'énergie des arbres environnant ainsi que celle des robots (vous même) et rochers après téléportation ! Et oui, après s'être téléporter, il n'est pas inutile de regarder sa position de départ pour récupérer de l'énergie. Ne l'oubliez surtout pas. Pour vous empêcher d'arriver à vos fins (vous pensiez réellement n'avoir aucun obstacle ?), il y a... La Sentinelle ! Ben oui, celle-ci tourne sur elle même à la recherche de tout ce qui possède plus d'une unité d'énergie (merde, vous êtes le premier concerné !). Dès que la Sentinelle vous détecte, pensez à fuir au plus vite car celle-ci va commencer son travail d'absorption. Une fois absorbé par la Sentinelle, la partie est perdue. Ben oui, le but c'est d'absorber la Sentinelle, pas l'inverse !

Toujours plus loin, toujours plus haut !
Ce soft est complètement fou et au fil des levels, la difficultés s'accroît (sans dèc' ?) et le joueur sera amené à affrontrer des Sentries. Késako ? Un Sentry, c'est la même chose que la Sentinelle mais à part que sa position est plus basse dans le paysage. Et en plus, un Sentry ne tourne pas obligatoirement dans le même sens que la Sentinelle. Bref, c'est pas gagné ! Il n'est pas nécessaire d'absorber tous les Sentries du level pour gagner. Le but ultime est toujours le même, absorber la Sentinelle ! Il y a d'autres possibilités qui s'offrent au joueur, et je vous laisse le soin de les découvrir. Dire que ce jeu m'a marqué, c'est peu dire. Ce titre transporte littéralement les joueurs dans un autre monde, un univers froid mais duquel il est très difficile de se détacher. Un jeu complètement ovniesque, complètement fou donc... Complètement indispensable ! A jouer aussi sur la génération suivante : Atari ST et Amiga !
C U L T E

29 décembre 2008
Knight Lore

Si je vous dit 1984, vous me répondez quoi ? "Kill'em All" Metallica ! Ok, pas mal... Mais nous sommes dans le domaine des jeux video et 1984, c'est l'adaptation Amstrad CPC d'un titre sorti précédemment sur ZX Spectrum : Knight Lore. Séchez vos larmes, moi aussi rien que l'évocation de ce nom me submerge d'une nostalgie immense. 3D isométrique forever !

Vous êtes maudit. Vous le saviez déjà ? Mais là, c'est vraiment la poisse. Passer son temps à s'attacher aux arbres pour... Nous verrons un peu plus loin. Bref, vous avez 40 jours (et 40 nuits) pour rompre la malédiction dont vous êtes victime. Pour cela, direction le château de Knight Lore pour amener les ingrédients nécessaire disséminés dans ce même château au sorcier Melkhior, le seul capable de vous aider.

Le gros problème, c'est que le fait de s'attacher aux arbres la nuit avait une raison bien horrible. Vous (c'est à dire le héro nommé Sabreman) êtes victime de... Lyncanthropie ! Quand je parlais du fait que vous êtiez maudit, c'était pas pour rigoler. Donc, une fois la nuit tombée, vous êtes un loup-garou ! Et il faudra attendre le levé du jour pour reprendre votre apparence normale.

Il se planque... Est-il plus moche que vous ?
Si je ne dit pas de bêtises (mais est-ce possible ?), Knight Lore est le premier soft utilisant ce que tout le monde nommait à l'époque, et encore aujourd'hui, la 3D isométrique. Si vous êtes un fidèle lecteur, vous savez que d'autres jeux utilisant ce style de représentation sont déjà présents. Trop bon, j'adorais ces titres. On en avait pour son argent car niveau difficulté, ces jeux étaient tout sauf facile ! Et c'est qu'il y en avait des endroits à explorer !

C'est trop horrible... Vous êtes transformé !
Knight Lore est inoubliable surtout pour une chose : la transformation de Sabreman en loup-garou. Unique, culte, une franche partie de rigolade ! Mais moins rigolo quand même lorsque celle-ci se passait à un moment... Où l'on s'en serait bien passé justement ! Pour vous aider, j'ai posté sur le forum le plan du jeu. Un petit clic ici et peut-être, oui peut-être, arriverez-vous à ne plus vous attacher aux arbres une fois la nuit tombée...
Fabuleux, culte... Merci Ultimate Play The Game !
Ou quand Rare ne s'appelait pas encore Rare !

26 décembre 2008
Head over Heels

En plus de dessiner merveilleusement bien Precilia Pixel, David Chukette a aussi des flashs sur d’anciens jeux et vient nous en faire part sur le forum (merci à lui !). Head over Heels... A peine avait-il écrit ce nom, que des souvenirs ont resurgi dans ma mémoire.

Au fait, au passage, ce sont les fêtes en ce moment. Plus de nouvelles de Stefgamers, Jegougou et Jeffrey. Alors désolé si les articles sont... Plus qu’éparses en ce moment. Mais faut les comprendre, la famille d’abord ! D’ailleurs, étant d’un naturel compréhensif (j’ai 4 enfants) j’ai décidé de diviser leur salaire par 2 pour marquer le pas. Je sais... Ma compréhension me perdra un jour, je suis trop bon.

Blacktooth (Dentnoire) et les 4 mondes réduits à l'esclavage.
Head over Heels... L’empire de Dentnoire, ça ne vous rappelle rien ? 4 mondes réduits en esclavage par la planète Dentnoire et la révolte gronde. Mais un peu comme chez nous où à force d’être lobotomisé par la radio, télévision, journaux... Les gens ont besoin d’un élément déclencheur car ils ont appris à ce que la soumission (malgré un sentiment de rejet au départ) soit admise comme une fatalité.

Cette 3D isométrique, que de souvenirs...
Les peuples des étoiles voisines sont très inquiets des signes d’expansion militaire de Dentnoire. Ils décident donc d’envoyer un espion (vous) de la planète Liberté afin de voir s’il est possible de pousser tous ces esclaves à la rébellion et ce en trouvant les couronnes perdues quand Dentnoire prit le pouvoir. Pour réussir, il va falloir utiliser à votre avantage le fait que les créatures de la planète Liberté (donc vous si vous avez suivi) sont des couples d’animaux symbiotiques qui peuvent agir soit de manière indépendante ou soit ensemble comme un individu d’un seul tenant. Bref, Tête et Jambes : séparables ou assimilables.

Assemblage !
Comble de malchance, tête et jambes ont été capturés et le jeu démarre alors que vous êtes retenu prisonnier dans le château de Dentnoire. Avant de passer à votre mission de base qui est de semer la révolte sur les 4 planètes, il va déjà falloir vous échapper de la planète Dentnoire. A vous maintenant d’utiliser toutes les possibilités qu’offre ce jeu via la fusion ou la séparation de votre personnage. Selon que vous êtes assemblé ou non, il vous sera possible d’effectuer certaines choses. Tête peut bondir plus haut que Jambes par exemple ainsi que contrôler sa direction en l’air et... Tirer pour paralyser ses ennemis. Bien sur, avec Jambes il sera possible d’aller bien plus vite sur la terre ferme, de grimper des escaliers ou de transporter des objets une fois le sac trouvé. Assemblés, Tête et Jambes combinent tout cela et éliminent leurs défauts.

Un remake d'une indéniable qualité !
Que de souvenirs... Head over Heels est un jeu labyrinthique où le fait de faire un plan au fil de la progression n’est pas un luxe ! Cette grande époque des jeux en 3D isométrique... A ce propos, bien que daltonien, ce titre est plus proche au niveau des couleurs qu’un Batman plutôt qu’un Alien 8. Des passages ardus, un univers gigantesque à explorer... A l’époque, ce brave CPC nous en donnait pour notre argent ! A ce propos, de nos jours, il est possible de jouer à un excellent remake de ce soft. Je ne saurai trop vous conseiller de vous rendre de toute urgence ici afin de télécharger ce fabuleux remake. Sur ce, pour que les esclaves de Dentnoire puissent passer une bonne et heureuse année comme vous, ne faites pas le chacal ! Venez les aider ! Au fait, pour les fans de l'Amstrad : Cliquez ici ! Ou encore ici pour le plan du jeu dispo grâce à Phenix Informatique.

03 décembre 2008
Raid !!!

Attention, grand jeu ! Bon OK... Grand jeu pour ceux qui l’ont connu. Et bien sur, j’en fait partie (yes !). Derrière ce titre digne d’une certaine marque contre insectes volants ou rampants, se cache un certain Raid over Moscow sortit quelques mois auparavant sur Commodore 64. Titre remanié suite à divers remous. Que voulez-vous... Dans nos soi-disant démocraties, il est toujours malvenu de critiquer ouvertement le régime politique le plus criminel de l’histoire parce qu’il a retourné sa veste en une certaine année – 1941 - non par humanisme mais par la force des choses (faut pas déconner non plus).

Sur C64, c'est clair.
Donc vous voici chef d’escadron d’une station spatiale militaire américaine (rien que ça). Et tant qu’à faire, il vous incombe de contrer... 3 attaques nucléaires Soviétiques ! Ben oui, une seule n’est rien pour votre talent. Attrapez le melon maintenant parce que une fois le jeu lancé, terminé de faire le fanfaron. Vous commencez devant votre computer du QJ de l’état major afin de scruter d’éventuelles menaces (si vous suivez, je vous ai déjà dit qu’il y en aura 3). Lorsque les Soviétiques lancent un missile, votre computer identifiera immédiatement l’aire de lancement. Aire de lancement qui sera périmétrique de Leningrad, Minsk ou Saratov. Une fois l’aire de lancement détectée, place à la réaction avant qu’il ne soit trop tard !

Direction le hangar de la station spatiale pour sortir les avions stealth fighter. Et oui, avant de contre-attaquer, faut se donner les moyens et... C’est pas gagné, loin de là ! Figurez-vous que la pesanteur est pratiquement nulle et je vous laisse imaginer l’inertie de ces avions. Réussir à amener ces avions sans les «exploser» devant la porte du hangar (qu’il faudra ouvrir manuellement et qui se fermera automatiquement quelques secondes plus tard) est tout sauf une partie de plaisir ! Un grand moment de stress inoubliable !

Argh ! Ouverte trop vite cette porte !
Maintenant que vous avez perdu tous vos cheveux, prix à payer pour sortir au moins 1 avion, il est temps de survoler le territoire ennemi afin d’arriver à l’aire de lancement. Cette phase n’est pas sans rappeler celle d’un certain Beach Head où à la place d’un avion nous avions un tank à diriger à travers la plage. Dans Raid over Moscow, faites attentions aux installations au sol et surtout aux missiles guidés par infrarouge ! Détruisez les avant que ce ne soit l’inverse.

Slalom time en territoire ennemi.
Vous êtes un Dieu du manche ? (Du calme les pervers). Alors vous arriverez à destination : les silos. Ici, a vous de réfléchir. Soit vous détruisez le plus vite possible celui du centre pour être dans les temps et arrêter le guidage du missile nucléaire avant sa destination finale ou... Vous vous dites, j’ai du temps et vous attaquez les silos sur les côtés afin de claquer niveau du score et de bénéficier d’un bonus non négligeable : un avion supplémentaire (pour un maximum de 9). Bref, à vous de bien placer l’appareil (votre avion change de couleur) pour détruire ces silos. Attention aux avions adverses tout de même !

Position parfaite. Feu !
Vous avez réussi ? Super ! Alors on recommence avec une seconde attaque Soviétique et direction... Le hangar pour sortir des avions ! Pas d’inquiétudes, de toute façon vous n’avez plus de cheveux donc plus rien à perdre niveau stress. Comme pour ce qui a été expliqué précédemment, vous refaites les mêmes phases jusqu’à la résolution de la troisième attaque nucléaire (pas faute de vous avoir prévenu).

Espionnage des aires de lancement Soviétiques.
Allez, on fait comme si vous aviez réussi. Maintenant, place au parcours d’attaque finale jusque dans Moscou ! Va falloir détruire complètement le centre militaire Soviétique. Et comme le dit la notice, en cas de réussite, vous allez retarder de dix ans la puissance militaire Soviétique. Alors pourquoi se priver si près du but ? Oui pourquoi ? Peut-être parce que c’est... Ardu !

Hop, je remets une couche de la version C64.
Et le mot est faible ! Vous voilà dans une tranchée devant le centre de défense armé d’un lance roquettes. Alors voici le deal... Il va falloir tirer dans les portes afin de trouver la bonne (elle prendra la couleur blanche une fois découverte par l’un de vos tirs). Mais en même temps abattre des tanks et des soldats qui tirent sur vous. Pour passer, il faut que la porte soit découverte (donc blanche) et qu’il n’y ait plus un seul tank ou soldat à l’écran ! Facile ? Quand on sait qu’après quelques secondes, les soldats éliminés réapparaissent... Bon courage ! Au fait, ne pensez pas que la bonne porte est toujours la même. Son choix est aléatoire.

Sur Amstrad, manque comme un truc là...
Allez zou, on dira que vous avez encore réussi (la classe !). Ca y est, vous êtes à l’intérieur de la salle du réacteur. Un robot se déplace latéralement afin d’injecter un réfrigérant dans les éléments. Si ce procédé est interrompu, le réacteur devient instable et surchauffe. Puis... Explosion ! A vous de détruire ce robot de maintenance. Ce robot est insensible aux attaques frontales. Technique ? Le ricochet en fait. Faire rebondir le disque/grenade (un air de Tron !) sur le mur pour le frapper dans le dos. Le nombre de disques et d’hommes est limité, alors attention sinon... Retour à la phase précédente ! Selon le niveau, il y a un certain nombre de robots à détruire. Le dernier ne faisant plus attention au réacteur, il va donc vous falloir le détruire coûte que coûte avant que tout n’explose avec vous ! Ben dis donc, c’est pas gagné cette histoire et il faut que j’avoue une chose : je suis nul ! Ben oui, les années ont du me donner un gros coup de mou car j’ai essayé de rejouer à ce titre et... Que j’ai été mauvais ! C’est dingue, alors qu’à l’époque (1984), j’allais très loin dans ce jeu culte. Pour conclure, Raid over Moscow ou Raid !!! c’est pas pour les petits joueurs !

14 août 2008
Konami's Ping·Pong

Le sport, c’est mon truc. Mais bon, plutôt en jeux vidéo que dans le monde réel. Pour faire un sport, il faut du temps et des plages horaires libres chaque semaine et cela n’a jamais été possible pour ma personne. Mais stop les regrets et en avant le plaisir vidéoludique ! Et en plus, fin 85 sur CPC, une tuerie niveau gameplay était sortie en provenance du monde de l’arcade.

Bien avant (et c’est un euphémisme !) Table Tennis de Rockstar (excellent soit dit en passant), il était possible de s’éclater comme un petit fou à ce sport très peu médiatisé mais tellement joué niveau loisir. D’ailleurs, utilisez le terme Ping-Pong avec vos potes "du dimanche" mais évitez le comme la peste avec les gros chauds évoluant en club. Inutile de se faire des ennemis, j’en possède assez pour ma part !

Oserez-vous le niveau 5 ?
Premier constat, ce n’est pas au niveau des graphismes que l’on prend une claque. Ici on préfère privilégier le fond sur la forme. Bref, une autre conception que les premiers jeux Playstation (pour quelqu’un qui a assez d’ennemis, pas très futé sur ce coup là !). Maintenant que ma tête est mise à prix, continuons.

0-2 ? Faut s'appliquer un peu plus !
Graphismes simplistes ne rime pas forcément avec gameplay pourrave. Loin de là ! Sous ses airs de petit jeu à 2 balles se cache un gameplay de folie ! Incroyable tout ce qu’il est possible de faire dans ce titre de Konami. Coups droits, revers, lobes et smashs seront monnaie courante. Et tout cela juste avec un stick muni d’un seul bouton (ou le clavier pour ceux qui voudraient défoncer leur barre espace).
Des échanges rapides en level 4.
Gauche ou droite pour frapper, arrière pour lober, avant pour un smash d’enfer et le bouton laissé appuyer pour se mettre sur son revers et changer le sens du jeu. Complètement fou. 5 niveaux de difficulté avec un dernier ou marquer un point est limite un exploit (ca va vite, très vite). Alors ne vous arrêtez pas sur les graphismes épurés où seules les raquettes apparaissent car une fois stick en main, c’est le nirvana. Serez-vous le premier à 11 points ?
Bon OK, c'était juste le level 1.
J’ai pu lire ça et là que la meilleure version de ce jeu serait sur MSX ou encore Commodore 64. Mais comme je l’ai déjà précisé, faut savoir faire avec ce que l’on a plutôt que de courir après ce que l’on n’a pas. Puis le plus important ici c’est le gameplay ! Et de toute façon, si vous voulez the best of the best, c’est incontestablement la version Arcade qui doit retenir votre attention. MAME forever...
A vos raquettes* !
*Au pluriel car jouable aussi à deux !

10 août 2008
Infernal Runner

"Vous voici maintenant perdu dans le labyrinthe de l'horreur où vous tomberez de charybde en scylla entre les bains d'acide, lasers mortels, plaques électrifiées, soupirails enflammés, mines, compresseurs, et tant d'autres pièges que nous préférons les taire de peur de vous effrayer, sans oublier les nombreuses créatures belliqueuses qui hantent ce lieu démoniaque."

Ca donne envie, pas vrai ? Une notice qui a le mérite de mettre immédiatement les points sur les "i" et les barres sur les "t". Chroniqué dans Pix'n Love n°5 et en concours chez Turk182, Infernal Runner est partout... Sauf ici ! Inadmissible ? Tout à fait d'accord alors je profite de cette actualité (j'adore cet antagonisme retrogaming/actualité) pour causer de la version à laquelle j'ai énormément joué à l'époque : celle de l'Amstrad CPC.

Utilisez votre cervelet !
Paru sur Commodore 64 dans un premier temps, c'est Eric Chahi qui a eu la lourde tâche d'adapter ce titre sur CPC. Eric Chahi, ça vous dit quelque chose ? Le Pacte, Another World, Precilia Pixel à St-Tropez... Pardon ? Vous avez remarqué une erreur ? Donc c'est que vous connaissez un minimum le monsieur dont il est question ici.

Et un coffre ouvert !
Et c’est qu’il a bien travaillé le bougre ! On retrouve l’essence du titre original ainsi que ses morts... Atroces ! Que du bonheur (maso, moi ?). Je vous laisse relire rapido le premier paragraphe qui énumère assez bien une partie du pourquoi de vos futurs décès. Va falloir vous faire une raison, c’est à force de mourir malencontreusement que vous allez au fur et à mesure mémoriser le meilleur moyen de trouver le nécessaire pour sortir de cet enfer.

La tâche rouge entre les 2 tapis ? C'était moi !
Car il y a une méthode à respecter pour essayer de trouver votre salut. Il faut à tout prix trouver 5 clefs qui permettront d’ouvrir 10 coffres. Une fois ceux-ci ouverts, l’issue vers votre liberté sera enfin dévoilée dans l’une des pièces du labyrinthe, mais laquelle ? Pour corser le tout, il faudra aussi se restaurer en ramassant de la nourriture sur votre trajet car un compteur faim (compte à rebours) vous stressera lui aussi. Les 5 vies allouées seront-elles suffisantes pour voir le bout de ce cauchemar ?
Une clef qui se mérite !
Infernal Runner est réellement un grand souvenir. D’y jouer ou de regarder une autre personne s’y essayer était un réel plaisir. Pourquoi ? Tout simplement la curiosité de voir les différentes façons de mourir du héros malchanceux. Trop bon de s’être fait piéger et de maudire l’esprit "dérangé" des créateurs de ce titre. Sanglant Infernal Runner ? Si peu...
La mort vous va si bien*
*Et sans Bruce Willis !

25 juillet 2008
Road Blasters

En 87, j'ai eu un choc. Comme d'habitude je me suis rendu à la ducasse du coin comme tous les ans et évidemment direction le petit coin des bornes d'arcade. Et là je découvre Road Blasters. Immédiatement je suis tombé sous le charme et je n'ai pas pu m'empêcher de saisir le volant "K2000" du jeu. Eh oui, se prendre pour Mad Max en fonçant à toute allure et ramassant la précieuse essence au passage, ça le faisait grave.

Vous vous doutez bien qu'il m'était impossible de piquer la borne "discrétox" jusqu'à chez moi. La vie est cruelle... Alors quand la version Amstrad CPC est sortie, vous imaginez comment je me suis jeté dessus ! Bien sur, niveau sonore, ce n'était pas du tout la même chose. Mais à part ça, le plaisir était bel et bien là. Cet Amstrad, malgré ses capacités réduites, savait vous scotcher comme pas deux.

Trop calme... Méfiance !
Cette adaptation a réussie à me bluffer. Tout ou presque a été conservé. De la voiture de sport top classe à son armement situé à l'avant, ça blaste sévère et ça défoule un max. Le check point au milieu du parcours de chaque étape, les boules vous permettant de recharger votre réservoir (rouges et vertes) et surtout le genre d'avion qui vient en plein milieu de votre périple lâcher une arme destructrice (Canon U.Z à tir rapide ou Missiles Croiseurs ultra destructeurs) qu'il vous revient de... Rattraper pendant que vous êtes à fond de balle !

Un jour, je l'adapterai sur CPC ![]()
Trop fort. D'ailleurs cet avion vous lancera aussi des nitro-injecteurs qui vont vous booster comme pas deux ou encore un bouclier électrique protégeant votre bolide. Mais quoi que ce soit, ce sera pendant un temps limité que vous pourrez user de ces bonus. Et comme dans la version arcade, des mines disséminées sur la route ou des canon ancrés sur les bas-côtés vous pourriront la vie.

Rattrapez-le !
Le seul réel bémol à mon goût aura toujours été la suppression de la scène de crevaison de vos pneus à la fin de chaque stage (50 étapes en tout !). En effet, dans la version arcade, votre véhicule est stoppé de cette manière et cela n'a jamais été repris dans les adaptations auxquelles j'ai pu me frotter. Dommage... Heureusement MAME vous permettra d'y remedier. Alors arrêter d'écouter ou de lire certaines diatribes visibles sur le net à l'égard de ce titre et lancez vous !
Fast & Furious ? Road Warrior ? C'est ici !
14 juillet 2008
The Way of the Tiger

Y a des jours comme ça où il serait peut-être mieux de ne pas se réveiller. Imaginez. J'apprends comme ça de bout en blanc que Naijishi, Grand Maître de l'Aurore, est mon père adoptif. J'ai été déposé sur les marches du Temple du Rocher par une servante très malade qui espérait mon adoption par les religieux. Bref, je suis un orphelin.

Mais faut positiver ! Ces religieux qui vivent sur cette île vouent un culte à un Dieu nommé Kwon, maître suprême du combat au corps à corps. Me voyant sans protection, ces braves m'ont adopté. Et le Grand Maître Naijishi n'a pas trouvé mieux que de vouloir faire de moi un ninja (bon courage !). Waouh ! Ca y est, je suis un tueur, mes mains sont classées armes blanches ! Hein ? Je dois faire mes preuves ?

Un Jedi sans jambes ?
Ben oui, terminé le fait de se la péter en racontant à qui veut l'entendre que je suis un tueur redouté, le Grand Maître pense qu'il est temps que je fasse mes preuves et par la même occasion lui montrer que je suis digne de son enseignement. Terminé la pratique, place au terrain. Mince... Vous ai-je parlé de l'étrange marque en forme de couronne que je porte sur ma cuisse ?

Mais quelle souplesse !
Vous vous en foutez ? Lorsque je leur en parle, les moines me recommandent la méditation et la patience. Je suis bien avec ça, peut-être suis-je quelqu'un ayant des pouvoirs ou issu d'une grande lignée ? Enfin bon, personne ne me dit rien et il est temps d'y aller car je crois que le Grand Maître a dépassé son quota de patience et qu'il est grand temps que j'entame les épreuves qu'il veut me voir traverser.

Un bestiaire plutôt bestial.
Pas moins de trois épreuves m'attendent pour prouver mes talents. La première est là pour montrer mes aptitudes au corps à corps, la seconde ma dextérité au bâton et la dernière pour le maniement de l'épée. Le Grand Maître a sélectionné mes adversaires et quel n'est pas ma surprise de constater que dans le monde magique d'Orb, il n'y a pas que des humains. Tant mieux, ça variera les plaisirs. La première épreuve sera la seule accompagnée d'un scrolling horizontale, les autres se feront en restant sur le même écran.

Et dire que je ne sais pas nager...
Enfin il faudra aussi faire attention à votre endurance car se battre, ça fatigue (mince...). Chaque cercle complet d’endurance utilisé vous enlève de la puissance morale. Et bien sur, une fois que votre puissance morale est complètement utilisée vous allez faire un léger accès de mort. Si c’est léger, pourquoi s’inquiéter ? Aaah... les jeux. Mourir pour mieux revenir, quel luxe.

Des animations en arrière-plan bien sympathiques.
Alors bien sur le tableau n’est pas idyllique. Au niveau des couleurs c’est limité et le scrolling de la première épreuve est plutôt... Asthmatique. Mais rien à faire. A l’époque moi et mon pote on n’arrêtait pas d’y jouer car ces «défauts» confèrent un charme indéniable à ce titre. Puis il ne faut pas oublier les animations en arrière plan excellentes. Pour les besoins de cet article (et comme pour tous les autres) j’ai rejoué à ce soft et la magie a encore opéré comme en 1986.
P.S : Merci à Ordiams du forum Phenix Informatique pour m'avoir fourni la véritable jaquette de la version Amstrad.

07 juillet 2008
Daley Thomson's Decathlon

Alors comme ça vous y avez cru. Le temps qui passe, les vacances toutes proches et même entamées pour certains... Bref, vous y avez cru. Et bien non, vos espoirs de ne pas me voir répliquer à l’attaque de Jegougou sur Mag Max tombent à l’eau. Alors comme ça je dois recevoir des factures de manettes explosées sur Mag Max version Commodore 64 ? Fort bien. Mais quitte à me venger, autant le faire avec le casseur ultime de joysticks sur Amstrad : Daley Thomson’s Decathlon. Jegougou se fera un plaisir de vous rembourser tous les joysticks morts dans l’effort. Pardon ? Il a filé à Tahiti ? Pas grave, je ferai suivre, je connais sa planque.

Et il a de quoi se barrer comme un moins que rien l’ami Jegougou. Inutile de le nier, sur Amstrad, ce titre est le joystick’s killer ultime. Mon pauvre JY-2 s'en souvient (du fond de sa tombe). Parce qu’en plus si vous étiez doué pas moins de dix épreuves seront à effectuer (normal pour un jeu nommé decathlon). Et là, entre la crampe ou le joystick qui lâche, difficile d’arriver au bout de la seconde journée. Mais au moins une chose est sûr : «Only the Strong will survive». Le Koh-Lanta des jeux video aura votre peau pour peu que votre bras ne soit pas échauffé.

'Chariots de Feu' de Vangelis en fond sonore.
10 épreuves donc, éparpillées sur 2 journées. La journée 1 vous fera suer avec le 100 mètres, le saut en longueur, le lancement du poids, le saut en hauteur et le 400 mètres. La journée 2 vous proposera dans le cas ou vous auriez survécu à la première journée le 110 mètres haies, le lancer du disque, le saut à la perche, le lancer du javelot et enfin épreuve ultime le 1500 mètres. Vous êtes partant ? Excellent, et une facture de plus pour Tahiti.

Quel homme ce Daley !
Oubliez immédiatement la technique du looser qui consiste à utiliser un briquet pour aller plus vite ou encore la technique du mouchoir et j’en passe. Ces techniques font des heureux sur d'autres jeux dans le monde vidéoludique de l’athlétisme mais ici c’est un stick avec un seul bouton qu’il faudra utiliser. Pas de triche possible et il faudra se secouer le manche comme un gros bourrin ! Que les esprits mal tournés se calment sinon on ne va pas s’en sortir !

Pas d'âge pour être un Dieu du stade !*
Le plus dur dans tout ça ? Savoir lever sa tête au bon moment pour ne pas rater comme un pauvre type l'instant crucial où il faudra appuyer sur le bouton. Autant pour le 100 mètres il n’y a aucun problème et on peu bourriner jusqu’à la ligne d’arrivée, autant pour les autres épreuves il faudra savoir faire preuve de finesse et avoir le doigté nécessaire pour obtenir un angle de qualité optimale dans les épreuves de lancer par exemple. 3 vies sont à votre disposition. Ratez les qualifications à une épreuve et c'est une vie qui s'envole. Inutile de dire que 3 épreuves de ratées et c'est le retour à la maison assuré.

La foule exulte face à mon talent.
Enfin, et pour ne rien oublier d’important, je ne peux passer sous silence l’excellente musique qui vous accueillera avant le début de votre séance de musculation. A ce propos des rumeurs persistantes me signalent que cette fameuse musique serait reprise lors de la tournée mondiale de notre plus grand chanteur retrogaming. Tournée qui devrait s’appeler «The Way of the Exploding Youki». Mais plutôt que d’attendre patiemment ce World Tour, je ne saurai que trop vous conseiller de rebrancher votre Amstrad pour profiter pleinement de ce souvenir mémorable. Puis une tournée pouvant être si vite annulée...
Cimetière de Joysticks cherche terrain pour agrandissements*.
*Merci à Turk182 et Noan pour leur contribution
*Pour pouvoir jouer aux séquelles Daley Thomson's Supertest et Daley Thomson's Olympic Challenge.
Leatherface

