27 juin 2008
War Games

Avant de mouiller la chemise sur le terrain avec des jeux musclés comme Ikari Warriors ou encore Commando sur Amstrad CPC, je faisais la guerre comme un gros bourgeois à coup de sous-marins et missiles nucléaires. La guerre froide dans toute sa splendeur, assis confortablement sur une chaise et essayant de gérer ses forces destructrices au mieux. Au mieux cela veux dire éviter à tout prix le point de non-retour : envoyer toutes ses bombes atomiques à disposition sur l'URSS.

Level 8 ? Gros fou !
Adaptation du film du même nom avec Matthew Broderick dans le rôle principal, War Games est un jeu qui m'a laissé un grand souvenir comme la console sur laquelle il tournait (et tourne encore pour certains), la CBS Colecovision. Je m'invite au passage, ainsi que vous-même, à remater ce film qui me rappellera une époque bien lointaine (sniff...). Comme dans le film, vous prenez les commandes du NORAD, la Défense américaine.

Pour l'instant, tout va bien.
Le calme avant la tempête..
Une fois de plus je prends à contre pied ce que les magazines rabâchent sans arrêt : "Les adaptations de films en jeux vidéo se soldent dans la majorité des cas par des daubes". Je ne compte plus les titres présents sur ce blog qui sont des adaptations et qui déchirent. Le pire et pour enfoncer le clou, c'est qu'il y a encore d'autres articles de jeux de qualité qui devraient arriver. Comme quoi, cet adage fait «style» mais est non fondé. Bon, pour ce qui est du cas inverse (jeux vidéo adaptés au cinéma) je ne préfère pas aborder le sujet car... Car je ne l'aborde pas, point !

Ils attaquent !
Revenons à la Colecovision et notons immédiatement qu'ici, le clavier numérique de la manette si particulier de la console est utilisé. En effet, vous allez être celui qui va défendre les Etats-Unis par le biais d'une carte du pays divisée en six zones. Clavier numérique, six zones... Vous avez compris que pour vous rendre d'une zone à une autre rapidement, ce clavier sera très utile. Quand je pense qu'il y a des gens qui s'emmerdent le week-end pendant que moi je défendais un pays tout entier chez mon pote... Je peste car personne ne m'a jamais remercié. Ingrats !

Interception prévue.
Malgré le fait évident que personne ne le méritait, je luttais contre les attaques soviétiques qui pouvaient être de 3 genres différents. Des missiles, des avions et des sous-marins. Pour rétorquer à ces attaques, le même arsenal m'était octroyé avec en plus un satellite destructeur mais dont le joueur ne contrôlait pas la course. Au joueur d'anticiper ses déplacements afin de l'utiliser du mieux possible à travers ces six zones. Impossible de ne pas noter que les combats missiles contre missiles vous feront penser à un autre jeu culte : Missile Command. Les missiles adverses sont représentés par des pointillés et à vous d'envoyer les vôtres à leur rencontre pour les détruire grâce à «l'effet de souffle» de vos engins. Excellent.

Missile Command time !
Evidemment, pour les avions adverses utilisez vos avions. Et pour les sous-marins utilisez vos... Si vous n'êtes pas trop bêtes, vous allez trouver. Durant ces combats titanesques, deux choses importantes. Premièrement le chronomètre en bas à droite vous donne le temps à tenir pour gagner la partie. Deuxièmement le level defcon. Defcon étant en fait le niveau d'alerte. Vous commencez avec vos six zones en defcon 5, c'est à dire niveau cool la race. Mais très vite ce chiffre va baisser à cause des attaques ennemies et vous pouvez rapidement connaître les zones sous pression via le panneau à droite de l'écran de jeu.

Argh ! 53 secondes pour revenir à defcon 2 !
Ouf, le chrono est à 0:00. Partie terminée et gagnée !
Il y a un septième niveau de defcon, le total defcon status. Celui-ci est en fait la moyenne de vos six zones. Pour faire remonter le niveau de defcon, abattez la menace ennemie. Mais par contre, si vous subissez trop de dégâts au niveau de vos infrastructures, c'est carotte pour faire remonter le niveau de la zone en ruine. Alors à quoi sert le defcon global ? C'est simple. Si celui-ci atteint le seuil critique de 1, vous avez une minute pour le faire remonter à 2. Si vous échouez... Entendez-vous le grand Jim* ? "This is the End... My only friend, the End...". Et oui, le point de non-retour est atteint et c'est la fin digne d'un autre jeu déjà présent dans le blog : Theatre Europe. Si vous aimez les champignons, vous allez être à la fête.

Bilan d'une victoire.
Le charme principal de War games ? Le stress, le vrai ! Car autant au début on s'éclate en regardant ses propres armes détruire l'arsenal adverse, autant par la suite cela devient très vite impossible et il faut envoyer avions, missiles et consorts sans pouvoir attendre s'ils font mouche et espérer que l'on a bien géré les trajectoires pendant que l'on gère une autre zone. Très fort. J'espère que ceux qui ont connu ce titre auront une petite larme de nostalgie en lisant cet article. Dernière chose, ce soft existe aussi sur... Commodore 64 ! La preuve en images ici.

"This is the End..."*
Pour changer de sujet, j'aborde rapidement ce que m'a dit Jegougou dernièrement. Il paraît que les dernières phrases des articles (que vous attendez tous à cause de leurs portées prophétiques et hautement philosophiques) seraient difficilement lisibles à cause de la couleur utilisée. C'est étrange car chez moi, no problem. Je vous invite donc à me le signaler si cela s’avérait problématique pour le plus grand nombre. Mais euh... Comment dire... J'espère qu'aucun commentaire n'en fera état car cela voudrait dire que... Je devrais faire la modif' à tous les articles ! (Argh !).
CBS ou C64, let's go for a Thermonuclear War !
*Big Jim ? Jim Henson du Muppet show ? Restons raisonnable, restons Morrison !
Leatherface
22 juin 2008
Zaxxon

Il y a des titres qui lorsqu’ils sont évoqués, procurent des sensations contradictoires. Joie et effroi s’emmêlent sans vergogne pour des raisons très différentes. Joie pour les plaisirs qu’ils ont procurés et effroi quand arrive le moment de se souvenir de l’année où ces jeux suscitaient justement ces mêmes joies. 1982... Merde, j’avais 11 ans.

Une approche INOUBLIABLE !
Vite, repensons au jeu et uniquement à celui-ci. L’effroi de la vieillesse s’insinue sournoisement dans mon esprit et ce n’est pas bon, pas bon du tout. Comme précisé lors de mon texte sur Rocky Super-action Boxing, je n’ai pas eu la chance de posséder une CBS Colecovision. Mais comme pour ce fabuleux jeu de boxe j’ai squatté chez lui pour pleurer de bonheur face à Zaxxon.

Le fuel ? Le premier sur votre droite !
Il faut reconnaître que la première fois que j’ai vu tourner ce titre chez lui, je me suis pris une de ces claques ! Mémorable. Pourquoi ? Imaginez le possesseur de la VCS 2600 d’Atari que j’étais face à un shoot possédant une perspective isométrique avec scrolling. Oui, ma mâchoire s’est détachée devant les capacités incroyables de la Colecovision de mon pote.

Un espace bien vide.
Et bien sur, derrière cette tuerie se trouve encore et toujours... SEGA ! Vous rendez vous compte qu’en plus de devoir gérer son carburant comme dans River Raid, Zaxxon permettait aussi de gérer l’altitude de son engin ! Trop fou pour l’époque et encore plus de pouvoir y jouer chez soi. Incompréhensible pour les plus jeunes, mais les anciens (merde, je suis compris dedans) se souviendront de la baffe procurée par les graphismes de ce jeu.
Barrière électrifiée.
Eviter les murs, silos lançant des missiles, soucoupes, avions... Une difficulté progressive car après avoir rencontré le robot Zaxxon, vous recommencerez le jeu mais avec de nouveaux adversaires et de nouveaux obstacles. Commencez au niveau 4 et barrières électrifiées, passages plus étroits, barils de fuels moins nombreux ainsi que de nouveaux pièges seront immédiatement en action. Level 1-2-3 ou 4, à vous de juger votre niveau.

Alerte aux missiles !
J’oubliais de dire que contrairement à River Raid, il faut dans Zaxxon détruire les barils de fuel pour alimenter votre réservoir donc la jauge en bas de l’écran. Et n’allez pas croire que l’altimètre à gauche de l’écran n’est là que pour décorer. Grave erreur si tel est le fond de votre pensée car dans ce cas vous n’allez pas abattre grand monde et encore moins le robot Zaxxon. Puis de toute façon, ce sera le crash dès le premier mur venu.

Can You Complete Your Mission Before Zaxxon Zaps You ?
J’espère sincèrement que la lecture de cet article vous donnera envie de refaire une petite partie. Si vous ne possédez pas une CBS Colecovision, l’émulateur Koleko pourra toujours vous dépanner tout comme Meka ou encore Mess. Et d’ailleurs, pendant que vous y êtes, n’hésitez pas non plus à rejouer avec la version originale de ce titre. MAME sera peut-être votre compagnon dans ce trip revival. En tout cas, quel que soit le support, jouez !
Un Shoot qui a su marquer son époque.
Leatherface
19 juin 2008
Turbo

C'est marrant (et quelque part un petit peu affligeant) de constater qu'il y a des jeux qui ont révolutionné leur époque et qui malgré tout passent derrière d'autres qui pourtant sont sortis bien après. Si j'avais commencé mon article par une phrase du style voici donc le premier jeux de voitures en couleur avec scrolling, beaucoup auraient pensé Pole Position. Ben non, moi je rétorque Turbo présent en arcade un an avant la sortie du titre de Namco.

Top départ.
Bordel, Turbo ! Encore un jeu qui ne me rajeunit pas. Mais bon, rien d'étonnant, c'est inévitable en écrivant des articles sur un blog basé sur le retrogaming. Mais soyons positif car je suis quand même trop content d'avoir pu connaître la transposition de ce titre fabuleux de Sega sur CBS Colecovision. C'est complètement fou de constater avec le recul les capacités que possédaient la CBS Colecovision. L'arcade à la maison ? Mais c'était possible en 1982 !

Tape dedans mon gaillard !
En plus de posséder cette cartouche, mon pote de classe possédait en plus le périphérique ultime pour s'immerger complètement dans le jeu. Jeu de F1 ? Périphérique ultime ? Voyons voir... Mais un volant pardi ! Et c'est là que tout devient fou et ce en 1982 ! Etre chez soi, tranquille, volant en main et pédale d'accélération sous le pied. Le top de la classe cette année là (comme le chantait Cloclo).

ULTIME ! Que dire d'autre ?
Faut reconnaître quand même que le périphérique ne fait pas tout. En effet, un volant c'est très bien mais si le jeu est pourrave, aucun intérêt et il ne serai pas criminel de parler de gâchis. Mais aucune inquiétude de ce côté là, la Colecovision montre une fois de plus sa suprématie sur les consoles de son époque. Atari VC 2600 et Mattel Intellivision, malgré leurs innombrables qualités, ne pouvaient lutter.

Attention à la flaque.
Alors oui, vous devez vous douter qu'une fois de plus j'ai passé un temps fou à squatter chez mon ami de l'époque. Je lâchais ma cultissime VCS 2600 pour m'extasier et m'éclater sur Turbo. En plus, le principe de base de ce titre est excellent. Tout est basé sur le nombre de concurrents à dépasser en un temps limité. Si le chronomètre atteint zéro et que le nombre requis est atteint (voir nombre et jauge en haut de l'écran), alors vous marquez des points et le jeu peut continuer. Sinon... Game over (étonnant, non ?!).

Un tunnel bien sombre. Restez vigilant !
Arrivé à un certain nombre de concurrents dépassés, le compteur ne monte plus et il ne sert pas à grand chose d'effectuer des tonnes de dépassements. Mais... Plus vous allez loin dans le temps impartit et plus le score va gonfler. Revers de la médaille, il faut faire de nombreux dépassements et risquer une collision qui fera perdre... 10 voitures que vous aviez dépassé précédemment ! Un bon vieux stress surtout si cela arrive à quelques secondes de la fin du chrono. Votre bolide possède 2 vitesses, low et high et n'a pas... de freins ! Relâchez l'accélérateur ou repassez rapidement en low pour réduire la cadence lors de dépassements difficiles.

Testez vos réflexes, ça arrive vite.
Il est aussi génial de constater que pour un jeu datant de 1982, beaucoup "d'effets" sympas sont simulés. Tunnels, descentes, virages serrés... Ces changements graphiques ne sont là que pour modifier votre visibilité mais en aucun cas votre conduite. Votre voiture se comporte comme si tout était en ligne droite et à vous de la guider par le biais des directions gauche ou droite. Pour être plus clair, dans un virage serré comme la photo ci-dessus, pas la peine de rester le volant complètement tourné à droite.

Version arcade.
Votre conduite sera cependant affectée lors du segment verglacé. Il va falloir gérer l'inertie du véhicule pendant cette portion et les dépassements seront assez difficiles à négocier. Enfin, essayez d'éviter les flaques d'huiles qui vous feront perdre le contrôle de votre formule 1 pendant un laps de temps très court mais assez suffisant pour entrer en collision avec un concurrent. Additif ? C'est le mot. Ce système d'avoir un certain quota de voitures à dépasser est excellent. Ce n'est pas pour rien que Vroom reprendra ce système bien huilé dans sa partie arcade bien plus tard.
Ca glisse !
C'est dingue comment le fait d'y rejouer aujourd'hui est plaisant. D'ailleurs, à ce propos, si vous ne possédez pas de CBS Colecovision, l'émulation de ce titre est rendue très difficile à cause de son périphérique particulier, le fameux volant. Mess sera votre allié car dans ses options (touche "tab" puis section Dip Switches) il est possible de sélectionner le driving controller. Avec les autres émulateurs, soit le jeu reste bloqué à la première page de la sélection du niveau de difficulté ou soit il arrive à se lancer mais impossible de contrôler la voiture. Vous êtes prévenu alors inutile de défoncer la touche 1 de votre clavier sur certains émulateurs.
Ultime avec son volant !
Un souvenir culte.
Leatherface
23 février 2008
Rocky Super Action Boxing

Inutile de le nier, je n'ai jamais eu de CBS Colecovision. Dieu m'a proposé d'être riche/moche ou pauvre/beau. Mettant trop de temps à réfléchir, il a mixé le tout et m'a rendu pauvre et moche. Alors comment jouer sur Coleco sans un radis ?

La première fois que j'ai vu ça...
Trop top !
Heureusement un pote en avait une et je passais le plus clair de mon temps chez lui (tu m'étonnes). C'est donc chez lui que nous jouions a Rocky avec les super manettes dédiées à ce jeu. Garde, frappe à la tête ou au corps, s'abaisser... Incroyable pour l'époque. Vous dire que j'ai adoré Rocky serait assez faible comparé au plaisir que j'avais d'y jouer.
Ca va faire mal !
Et pourtant... Et pourtant je me prenais des branlées pas possible ! Mais bon, je ne pouvais m'empêcher d'y retourner pour battre mon pote à tout prix. Je n'ai jamais réussi... Oui, la loose j'en connais un rayon. Cliquez ici pour vous souvenir des Super Action Controller.
Etes vous plus Clubber ou Rocky ?
Leatherface

