24 novembre 2008
Xybots

Aujourd'hui, on tape dans le vieux. Pardon ? Mais non, il n'est pas question de passer à tabac le père Fourras de Fort Boyart... C'est tentant mais ici il est juste question de jeux vidéo et cela le restera. Alors le vieux en question c'est Xybots ou plutôt comment Atari a été une fois de plus en avance sur son temps.

La station EarthBase 26-B9 a été attaquée par les forces armées Xybots. Le major Rock Hardy et le capitaine Ace Gunn sont envoyés sur place afin de libérer la station de cette invasion surprise. Encore un duo de choc qui n'est pas sans rappeler un autre duo culte : Bill et Lance de Contra (Gryzor). Bref, cela laisse présager à raison un mode 2 joueurs excellent et limite vital !

Un didactitiel bien utile après l'écran titre.
La grande claque pour l'époque (nous sommes en 1987, il ne faut pas l'oublier !) c'est cet environnement en 3D. Avec en plus la possibilité d'utiliser la rotation pour faire face à ses ennemis (et évidemment se déplacer dans cet environnement labyrinthique). Inutile de tourner autour du pot, Xybots c'est un peu le Gauntlet en 3D ! Pas pour rien qu'au départ le projet Xybots se nommait Gauntlet III avant de tourner en un autre projet plus porté vers la science-fiction.

Même ici, l'argent est roi.
Et cet excellent jeu qui se joue en écran splitté même en solo est tout sauf facile. D'où ma précédente allusion à un mode 2 joueurs limite vital. Sachez que votre niveau d'énergie baisse petit à petit même si vous ne vous faites pas toucher. Alors inutile de se la jouer le gars qui analyse et prend son temps pour shooter pépère. Il faut constamment avancer et collecter des pods d'énergie vitaux pour votre survie sachant que certains pods sont transportés par des soucoupes de l'armée Xybots !

C'est le moment pour vos emplettes.
Comme pour son grand frère Gauntlet, il faudra aussi collecter des clés pour progresser et arriver au transporteur permettant de passer au level suivant. Un peu plus tard, d'autres transporteurs permettront aussi de passer à une autre zone du level en cours, seul moyen pour y accéder. Et oui, très vite les niveaux prendront bien plus d'ampleur que les tous premiers.

A gauche directement vers level 7 et tout droit level 2.
Et pour progresser, rien de tel que de se référer constamment à la carte présente en haut de votre fenêtre de jeu. Celle-ci est très bien faite et permet de voir à qui ressemble de niveau en cours ainsi que la position des ennemis et des objets. Mais... Ce ne sera pas toujours le cas ! Comme pour Space Hulk, il arrivera que votre transmission soit brouillée et que les murs ne s'affichent pas ! La carte se constituera au fil de votre progression. Excellent et stressant !

Un transporteur pour se téléporter ailleurs sur la même carte.
Impossible de ne pas parler du magasin présent à la fin de chaque level. Celui-ci vous permettra de dépenser votre argent récolté au cours du ou des levels précédemment effectués. Puissance de votre arme, vitesse de votre personnage, clés, carte automatique, etc. A vous de faire le bon choix. Pour ma part, impossible de ne pas prendre le ralentisseur de perte d'énergie ! Achetez tout ce que vous pouvez ! Je me rends compte d’avoir oublié de parler de votre seconde possibilité d’action : l’utilisation du ZAP. Cela permet de paralyser vos adversaires quelques secondes mais cela pompe sur vos réserves d’énergie ! A utiliser avec parcimonie.

Attendre qu'il s'ouvre pour canarder et passer outre le blindage.
Xybots est un titre que j'affectionne tout particulièrement. Il m'aura fait prendre mon pied aussi bien en arcade que sur Amiga ou encore la Lynx. Pour les autres adaptations de l'époque... De nos jours, il est facilement possible d'y jouer via sa présence sur pas mal de compilations :
Microsoft XBOX (2004, "Midway Arcade Treasures 2")
Nintendo GameCube (2004, "Midway Arcade Treasures 2")
Sony PlayStation 2 (2004, "Midway Arcade Treasures 2")
Sony PSP (2005, "Midway Arcade Treasures - Extended Play")

Argh ! Carte invisible et il faut faire vite !
Alors inutile de vous priver plus longtemps d'un titre culte et jouable en duo de surcroît. Ces compilations doivent se trouver facilement via le net et si vous possédez l'une de ces consoles, n'hésitez pas ! Pour les autres, reste comme d'habitude l'émulateur M.A.M.E., la carte PCB du jeu ou les 2 supports valables de l'époque déjà cités : l'Amiga 500 et la Lynx d'Atari. Pour clore le sujet malgré le fait qu’il y a encore plein de choses à dire, sachez que Xybots est un jeu endless (sans fin). Combien de niveau allez-vous réussir à boucler ?
Intruder Alert !

27 octobre 2008
Sly Spy

Data East en arcade, c’est pas mal de bons souvenirs. Je vous invite d’ailleurs à consulter l’article sur Robocop en Arcade. Vraiment très bon tout comme un certain Midnight Resistance dont il a été récemment aussi question dans le blog. Mais ici, parlons d’un titre que j’adore et qui a été adapté sur pas mal de plates-formes : Sly Spy.

Sly Spy est aussi connu sous un autre nom hors des Etats-Unis : Secret Agent. D’ailleurs, la version Amiga affichait Sly Spy – Secret Agent lors de l’image de présentation et comme ça tout le monde était content. Le plus comique, c’est qu’en arcade dans les versions extérieures aux USA, la digitalisation vocale féminine ne change pas et dit toujours Sly Spy alors que c’est Secret Agent qui est affiché. Un détail, mais un brin de culture ne fait jamais de mal.

Heureusement, le parachute s'ouvrira tout seul !
Fans de James Bond, ce soft est pour vous. Et pour les autres aussi, car niveau qualité et plaisir de jeu, c’est de la balle. Pas de licence mais à moins d’avoir oublié vos lunettes ou avoir mis vos lentilles à l’envers (ouch !), les screenshots ne peuvent que convaincre de l’affiliation avec le célèbre agent secret britannique. Après, si vous êtes de mauvaise foi, je ne peux rien faire de plus.

Clin d'oeil à un autre jeu Data East.
Votre mission est de sauver une nation entière écrasée par le régime du «Conseil de la Domination Mondiale». Bref, votre pain quotidien en tant qu’agent secret. Pour y parvenir, Sly (le Bond de Data East) devra traverser 9 niveaux où le dépaysement sera de mise. En chute libre, à pied, en moto, en homme grenouille... Des phases variées qui ont fait que j’ai adoré (et adore toujours car j’y joue encore) ce jeu.

Tonnerre Mécanique inside !
Pendant votre périple, il est possible de recueillir diverses icônes pour augmenter la puissance de Sly. Le B clignotant donne d’autres balles, la boîte de coca augmente l’énergie, une horloge qui fait gagner du temps, une mitrailleuse qui transforme le pistolet en... Mitrailleuse (Dingue non ?) et pour terminer le pistolet en or. Pistolet en or dont il faut ramasser 5 icônes pour l’assembler complètement et bénéficier d’une puissance dévastatrice pendant un temps limité. Pistolet en or... Vraiment, ce jeu n’a aucun rapport avec James Bond.
Thunder Jaws avant l'heure.
Niveau gameplay, un bouton pour tirer et un autre pour sauter. Pas de quoi se transformer en poulpe comme certains jeux pour pouvoir y jouer. Et pour ce qui est du plaisir de jeu, c’est excellent grâce à une très bonne maniabilité quelle que soit la phase (moto, homme grenouille...). Et je ne cacherai pas l’excellente surprise de la phase sous-marine qui fait penser à un autre titre que j’affectionne, Thunder Jaws qui sortira l’année suivante. Des requins et d’autres plongeurs à combattre, j’adore.

My name is Sly, Sly Spy.
La phase à moto m’avait aussi bien bluffé avec cette possibilité de faire des sauts pour éliminer des ennemis en jet-packs et aussi le fait de pouvoir esquiver les tirs en provenance des voitures en se penchant comme un Dieu de la moto. Ce titre est vraiment plaisant à plusieurs égards. N’hésitez pas à jouer sur ST ou Amiga. Là où la version ST reprend quelques musiques de l’arcade, l’Amiga n’en reprend aucune. Faut reconnaître aussi que sur Amiga, le panneau d’informations sous la fenêtre de jeu est particulièrement laid. Mais malgré tout cela, sur ces 2 micros, le plaisir est bien présent une fois le stick en main.
Slyyyyyyy Spyyyyyyy*...
*Ou quand une femme parle en même temps qu’elle se caresse (écran titre).

29 septembre 2008
Midnight Resistance

Alors là, encore un jeu sur lequel j’ai passé des heures et des heures. Un excellent titre qui a été adapté par la suite sur plusieurs ordinateurs dont le ST et l’Amiga et étrangement sur une seule console à ma connaissance, la Megadrive. Mais la version qui nous intéresse ici, c’est l’originale donc celle tournant sur borne d’arcade.

L’histoire (oui, il y en a une) la voici : votre famille a été enlevée au grand complet par un mégalomane. Votre grand-père, un scientifique de renommée mondiale fait partie du lot des kidnappés. Il travaillait sur une arme dévastatrice et notre mégalo de service compte bien utiliser les travaux du vieil homme pour assouvir son fantasme ultime, dominer le monde.

Outrun à l'envers.
Alors évidemment, vous prenez les armes pour libérer vos proches et surtout éviter l’utilisation des travaux de votre grand-père à des fins malveillantes. 9 niveaux d’action soutenue vous attendent avec bien sur les inévitables boss qu’il faudra passer en trouvant et martelant leurs points faibles. Du tout bon, croyez-moi.

Une véritable plaie ces jetpacks !
Innovation de taille, le stick permettant de diriger le personnage est un stick rotatif. Il faut le tourner (sinon quel intérêt ?) pour choisir une direction de tir. Et il est possible de tirer tout autour de vous ! Un petit temps d’adaptation sera nécessaire mais après, c’est le pied. D’ailleurs, c’est cette particularité de l’orientation du tir qui rendra assez difficile la maniabilité des différentes conversions. Difficile mais pas injouable, j’ai passé assez de temps sur la version Amiga pour témoigner.

Un 3 Way qui vaut le coup ! Mais sans clés...
Pour aider dans votre opération désespérée de sauvetage, des clés rouges apparaissent lors de l’élimination des ennemis. Les collecter est une bonne idée, mais il n’est pas possible d’en ramasser plus de six. Pourquoi une bonne idée ? A la fin de chaque niveau vous pénétrez dans une sorte de hangar où des armes d’une puissance inouïe (lance flammes, three way, nitro...) vous tendent les bras. A vous de tendre les clés récoltées pour en acquérir quelques-unes. Faites le bon choix.
Rhaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!
Si pendant le jeu vous êtes en possession de clés et que vous êtes malencontreusement touché par un tir ennemi, vos clés s’éparpillent comme un autre jeu où évolue un célèbre hérisson. Rageant, surtout à la fin du niveau en cours. Parce que faire évoluer votre armement est vital face à l’adversité massive de l’armée du mégalo de service. Fantassins, soldats en Jet-packs (une plaie !), machines destructrices ne pouvant émaner que d’un cerveau malade... Y a de quoi faire. Au fait, détail important, il est possible de jouer à 2 et là, ça pète !
A deux pour plus de plaisirs.
Pour jouer à ce jeu, je vous conseille sous M.A.M.E. l’utilisation d’un gamepad afin de pouvoir utiliser les boutons de tranche pour l’orientation du tir. Pour ma part, c’est ce que je fais. Enfin, comment ne pas terminer avec les musiques ? Elles sont inoubliables. Dès le premier niveau, une musique magnifique vous accompagne, je l’adore. Musiques qui déchirent aussi sur la conversion Amiga 500. Syndrome musiques ou FX malheureusement encore d’actualité sur ce titre. Possesseurs du ST, désolé, mais pas de musiques rien que des FX. Monde cruel... Alors n’hésitez plus une seule seconde et lancez-vous dans cette bombe de Data East, une de plus.

08 juillet 2008
Amidar

Cet article est d'utilité publique ! Bon OK, j'essaie de m'en persuader, mais quand même. Combien de fois n'ai-je pas vu sur différents forums ceci : "Cherche vieux jeu d'arcade où le joueur contrôlait un pinceau et devait colorer des cases en faisant le tour de celles-ci". Ben figurez-vous que moi aussi j'étais dans ce cas et à force de recherches et beaucoup de temps, je l'ai retrouvé ! Et ce jeu culte de ma petite enfance c'était Amidar.

Encore 3 rectangles à colorer aux extrémités et...
Eat time !
Back in Time. Mon parrain tenait un café et il y avait une borne ou un flipper différent chaque mois (je ne suis plus sur de l'intervalle, mais ce n'est pas grave). Xenon, Paragon, Flash Gordon... Tous ces flippers cultes auxquels j'ai pu goûter... Puis un jour c'est une borne qui est apparue. Pas de suspense, vous vous doutez bien que c'est d'Amidar dont il est question. Dès que je l'ai vu, direction les parents pour la petite pièce magique !

Quel peintre ce Leatherface.
What is Amidar ? Amidar est un jeu où vous contrôlez soit un singe ou un pinceau selon le level. Avec le temps, j'avais moi-même complètement zappé le singe de ma mémoire. Avec le singe, c'est similaire à Pac-Man et il faut tout ramasser pour boucler le stage. Avec le pinceau c'est légèrement différent car là il faut faire le tour des rectangles pour que ceux-ci se colorent. Mais attention, il faut faire les suivants à côté du précédent réussi car la trainée de peinture derrière vous s'estompe si vous allez trop loin. Pour comprendre mieux, rien de tel qu'un bon matage de screenshots.

La force était avec moi pour le stage bonus !
(La chance mon ami, la chance !)
Entre les levels, un petit stage bonus vous demandera de choisir un chemin pour ramasser le bonus tout en bas de l'écran. Appuyer et priez pour que la chance soit avec vous. Niveau gameplay, il n'y a pas de pilules magiques pour manger vous adversaires. Mais il est possible d'avoir la même chose en colorant les 4 rectangles à chaque extrémité du level. Une fois fait, à vous de courser vos adversaires pour leur faire payer la relative difficulté du jeu ! Pour vous aider, il est aussi possible d'utiliser le saut (4 autorisés par niveau). Mais ce n'est pas vous qui sautez, ce sont vos adversaires présents à l'écran que vous allez faire sauter ! Cela vous permet d'éviter une collision... Inévitable. Voilà, vous savez maintenant à quoi je m'éclatais en 1981 entre Space Invaders et Pac-Man.
Si vous recherchiez le nom de ce jeu,
your quest has ended !
P.S : Saviez-vous qu'il existe une adaptation assez libre de ce titre sur Commodore 64 ? Bon, dans ma grande bonté (divine ?) je vous donne le nom ce qui vous évitera de chercher pendant 2 plombes. Sur la machine de Commodore, ce soft se nomme Rollin'. Voilà, je retourne à mes congés.
Leatherface
02 juin 2008
Operation Wolf

Comment est-il possible d’être passé à côté de ce titre ? Bon OK, si en 1987 vous ne traîniez pas dans les salles d’arcade, c’est tout à fait possible. Mais les autres... Comment ne pas remarquer cette mitraillette qui n’attendait que vos sous pour fonctionner ? Et comme ce titre a en plus été adapté par la suite sur une pléthore de supports, les retardataires (ceux nommés précédemment) ne peuvent pas être passés à côté grâce à leur micro(s) ou console(s) respectives.

Culte.
Pour ma part, j’ai rencontré Operation Wolf la première fois en Arcade. La claque. Impossible de ne pas rester là à regarder les personnes y jouant. Et quand la place chaude devenait libre, inutile de résister à la tentation de glisser de l’argent dans la fente. Et franchement, une fois la mitraillette en main, dur de lâcher la borne. Les vibrations de celle-ci donnaient une impression de réalisme incroyable.

Souvenirs, souvenirs...
Ne perdons pas trop de temps pour le scénario. Votre mission est de libérer des otages retenus en Amérique du Sud. Et... Vous êtes seul ! Il faudra attendre Operation Thunderbolt (suite d’Operation Wolf) pour goûter aux joies de la tripaille à deux, mais en attendant c’est à vous qu’incombe la lourde tache de trouver, libérer puis ramener ces 5 soldats prisonniers. Et ce ne sera pas de tout repos !

Fan de Romero ? Visez la tête !
Eh oui, tout au long de 6 niveaux, véhicules et soldats ennemis feront tout pour vous empêcher de mener à bien votre mission. Base de communication ennemie, jungle, village, dépôt de munitions, camp de prisonnier et pour finir l’aéroport seront les différentes phases à remplir pour espérer boucler ce jeu. Ce qui revient à faire dans l’ordre : couper les communications ennemies, trouver votre route, soigner vos blessures, refaire le plein en munitions, libérer les prisonniers et prendre la fuite par la voie des airs.

Inutile d’avoir fait math sup pour comprendre comment jouer. Appuyer sur la gâchette pour tirer (sans dèc ?) ou sur le petit bouton situé à l’avant de la mitraillette pour envoyer des grenades. A vous de gérer vos munitions car elles ne sont pas illimitées. Alors ne bourrinez pas trop car en plus il y a des «innocents» à épargner dans cet enfer. Femmes, enfants, médecins... Même des filles en bikinis ! Un brin d’humour ne fait jamais de mal, c’est ce qu’ont dû penser les développeurs.

Malibu ? Euh... C'est pas ici madame.
Par contre, n’hésitez pas à tirer sur les animaux (les salauds !) car ceux-ci vous donneront sûrement grenades ou chargeurs supplémentaires. Et dans le feu de l’action, n’hésitez pas non plus à tirer sur les noix de coco dans les arbres. Des points faciles pour gonfler son score, ça ne se refuse pas. Vous avez réussi et fini le jeu ? Alors accrochez vous car retour à la case départ avec une difficulté revue à la hausse !

Surveillez les otages ! Sinon...
Operation Wolf est vraiment un grand souvenir en arcade. Bien sur, j’ai bondi dès que ce jeu a été adapté sur micro. Amstrad CPC, Amiga 500, Atari ST... Je me suis éclaté sur toutes ces adaptations. Mais malgré leurs qualités respectives, impossible de retrouver cette «jouissance» (gulps !) procurée par la mitraillette de la version arcade. Il m’aura quand même fallu attendre Virtua Cop sur Saturn pour ressentir un plaisir similaire à la maison. Allez hop, rebelle dans l’âme, je ressors l’Amstrad !

Une tuerie dans tous les sens du terme.
Leatherface
18 mai 2008
Wonder Boy

Ce qu'il y a de bien avec les jeux vidéo, c'est que même si un genre ne vous plaît guère, il y a toujours une exception qui confirme la règle. En d'autres mots, le style plate-forme n'est pas ma tasse de thé et pourtant certains jeux (qui en font partie) sont des incontournables dans ma vie de joueur. Comme quoi, il ne faut jamais cracher dans la soupe car à un moment ou un autre, on y goûte.

Pourtant, avec le recul, je ne peux pas dire que la version à laquelle j'ai le plus joué soit une tuerie. En effet, Wonder Boy est un jeu de plate-forme au scrolling horizontal, lequel scrolling est saccadé à mort sur Amstrad CPC. Mais malgré cela, la magie de ce titre agissait quand même. En 1986 (et même actuellement) je n'avais pas les moyens de m'acheter une borne d'arcade et je m'étais rabattu tout naturellement sur l'adaptation sortie en 1987 sur mon ordinateur fétiche.

Tony Boy ou Wonder Hawk ?
Une fois de plus il est question de traverser plusieurs stages dans le but de libérer sa belle qui a été enlevé par un démon. Une histoire bateau, mais comme la majorité des jeux vidéo en fait. Mais contrairement aux autres jeux (c'est mon opinion personnelle), ce titre dégage un charme fou. Rien n'est exceptionnel, graphismes ou musiques, juste ce petit quelque chose de difficilement descriptible que l'on appel le charme.

Tomahawks très utiles.
Votre personnage peut uniquement sauter au début mais suite à divers items disposés sur votre parcours, il pourra très vite tirer (en lançant des tomahawks) et même utiliser un skate board pour accélérer sa vitesse de progression ! Mais attention car en skate board il est impossible de s'arrêter et cela risque de vous jouer certains mauvais tours (nous sommes dans un jeu de plate-forme, faut pas l'oublier). Heureusement la maniabilité est excellente. Un total de 8 niveaux, chacun divisé en 4 parties vous attendent. Gardez un œil sur votre barre d'énergie car celle-ci se vide à force de courir et sauter ! Pas d'inquiétude, il vous faudra juste ramasser les fruits disséminés ça et là pour la faire remonter.
Vous êtes momentanément invincible.
Bref, j'adore ce jeu. Le personnage principal est mimi comme tout, les graphismes sont hauts en couleurs, et le thème musical est toujours resté gravé dans ma mémoire. Je ne saurais que trop vous conseiller d'y jouer soit par le biais de l'émulateur M.A.M.E. ou encore via votre Playstation 2 grâce à la superbe compilation Sega Ages 2500 Vol. 29 - Monster World Complete Collection regroupant tous les Wonder Boy !
Une mélodie inoubliable !
Leatherface
23 avril 2008
Black Tiger

"Salut vieille homme, ça boume ? Hein ? Si je veux des zenny coins ? Bah, pourquoi pas après tout. Faut dire aussi que... Ton frère ou ton cousin ? Je ne sais pas trop, mais vous vous ressemblez vachement en fait. Enfin bref, ton sosie à la boutique, c'est pas son truc les soldes. Et vu le bordel en ce moment à l'extérieur qu'ont foutu les trois dragons, une nouvelle armure ça ne serai pas du luxe. T'aurais pas plus de zenny coins en fait ?"

Inutile de le nier, Black Tiger est le jeu qui tourne le plus chez moi avec Rygar sous MAME 32. Pourquoi Tiger alors que le jeu s'appel Black Dragon au Japon ? Aucune idée alors que l'histoire tourne autour de dragons sans un seul tigre à l'horizon. Les voix des localisations sont impénétrables...

Mais bon, après ces questions existentielles revenons sur terre et reconnaissons une chose : Black Tiger est un bouffeur de fric monstre. Le texte introduisant l'article n'est pas là que pour décorer. L'argent (zenny coins) ne sera pas de trop pour vous aider dans votre périple (boucler les 8 stages). Elle permet d'acheter des armures plus solides, des potions de santé... Bref tout le toutim du barbare, le vrai.

Si vous aimez les jeux de plateformes, vous ne serez pas déçu. A condition de ne pas être une lopette de première car je ne le dirai jamais assez : c'est dur ! Malgré tout, cela ne m'empêche pas d'y jouer énormément alors que je suis un piètre joueur. Eh oui, j'adore ce jeu même si je suis pas terrible niveau performances. Le thème musicale déchire et est inoubliable, le bestiaire est bien classe et varié... C'est du tout bon.

J'ai été déçu par les adaptations micros de l'époque. L'Amiga 1200 relève un peu le niveau grâce à une meilleure animation par rapport au 500, mais c'est pas encore ça, surtout pour le son. Vous n'aurez qu'un court extrait du magnifique thème musicale sur le titre du jeu et après... Exit la musique ! Vous n'avez que les FX présents pendant votre partie. Si vous arrivez à faire abstraction de cette faute impardonnable, il faut reconnaître que graphiquement, ça tiens la route.

De nos jours, si vous possédez une Ps2 ou une Xbox, c'est parfait ! Procurez vous la compilation Capcom Classics Collection 2 et vous verrez si je vous baratine pour la difficulté. Mais le jeu est tellement bien fichu que l'on y revient tout le temps. Pour preuve, il tournait souvent sur ma Psp via la compile Remixed.

Black Tiger, Rygar... Mes jeux fétiches !
Leatherface
18 avril 2008
Splatter House
C'est vraiment pas de bol.
Il fait un temps de cochon et il faut s'abriter le plus vite
possible. Rick et Jennifer (deux grosses pontes de la parapsychologie), pensent trouver refuge dans cette vieille bâtisse appartenant au docteur West récemment disparu dans d'étranges circonstances. Intrigués par cette mystérieuse disparition, ils étaient venus afin de se rendre compte par eux-mêmes s'il était possible de découvrir quelquechose, n'importe quel indice pouvant expliquer... l'inexpliquable. Mais a peine entré à l'intérieur,
Jennifer pousse un cri juste avant de disparaitre pendant que Rick reçoit un coup violent à la base du crane. Il s'écroule et baigne dans son propre sang.

Rick et Jennifer pensent
être à l'abri.
Tout s'arrêterai là si un masque mystérieux aux pouvoirs occultes n'était pas venu se greffer sur le visage de Rick lui permettant de reprendre connaissance. Ca y est, vous êtes de nouveau sur pieds et avez pour seul but de retrouver Jennifer ainsi que de mettre fin à cette malédiction en détruisant le mal qui se terre au plus profond de ce manoir.

Comme une bonne bouteille de champagne.
Maintenant il ne vous reste plus qu'à pénétrer dans le cauchemar que vous a concocté Namco. Et quand je dis cauchemar, ce n'est pas uniquement pour décrire le gore qui caractérise ce titre culte. Non non... C'est surtout pour vous prévenir que Splatter House, c'est pas pour les petits joueurs. il vous faudra des nerfs en béton pour parcourir les sept stages qui composent ce jeu.

L'attaque des sangsues mutante.
Soyons clair, notre pauvre Rick n'a rien d'un Carl Lewis. Il se déplace lentement et il aura fort à faire face aux déferlements d'horreurs sans noms qui lui feront face. Heureusement, pour lui faciliter la tache, il pourra ramasser des armes tout au long de son périple. Vous verrez que ces armes procurent un effet jouissif sur les créatures hideuses peuplant cette habitation maudite.

Poltergeist, un hommage de plus.
Mais Rick possède un mouvement encore plus puissant pour terrasser ces monstruosités : le Slide Kick. Le problème, c'est que ce mouvement est très difficile à exécuter. Il vous faut faire un grand saut (maintenir le bouton saut) et lors de votre réception au sol, au moment précis où vous atterissez, mettez et maintenez le joystick en position diagonale bas-gauche ou bas-droite et pressez le bouton d'attaque. Entrainer vous pour acquérir le bon timing.

Pas du
tout le bon moment !
Mais c'est ça le Slide Kick.
j'ai beaucoup d'affection pour ce titre malgré qu'il soit très difficile. Il ne faut pas oublier non plus que ce jeu a réveillé la fibre militante de certaines personnes. Vous savez, celles qui ont un balai enfoncé profondément dans le derri... Et qui crient aux scandale dès qu'un jeu ne ressemble pas à Tetris. Je caricature, mais ça fait du bien. Puis... Pas tant que ça en fait. Mais retour à Splatter House. Son ambiance sonore, ce gore craspec, les différents clins d'oeil aux films d'horreurs qui ont marqué ma jeunesse... Impossible de ne pas remarquer le look Vendredi 13 Part III de Rick qui m'avait accroché à l'époque.

la version Pc engine d'être sympathique.

La meilleure adaptation se trouve sur FM Towns (ordi jap).
Quelques effets sonores en plus.

Version américaine Turbografx. Un masque bien étrange...
Peur d'un procés avec la Paramount ?
Pourquoi je mentionne Part III derrière Vendredi 13 ? Ben parce que c'est à partir de celui-ci que notre ami Jason Voorhees acquiert son célèbre masque de hockey. Dans le II, il se baladait avec un sac de jute sur la tête (le troisième boss de Splatter House en est l'hommage) et dans le premier, il... il ne faisait rien du tout vu que c'est Pamela Voorhees (sa mère) qui lança le bal des équarrissages à Crystal Lake. Exit la page cinéma, mais un brin ce culture ne fait jamais de mal. Et comme je suis un gros fan de Friday the 13th... Vous en doutez ? A votre avis, pourquoi l'une de mes filles s'appelle Crystal ? Oui, je suis un grand malade...

Sauter est votre seul espoir dans cette situation.
C'est triste, mais c'est
la fin de l'article sur Splatter House.
Mais cette peine ne sera pas longue car il sera bientôt question ici des deux
suites sorties sur Megadrive et qui valent aussi le détour. Ils m'avaient coûté
bonbon en import à l'époque... Aux fans de gore et éviscérassions en tout
genre, à bientôt !
Leatherface
15 avril 2008
Rygar

"Vous êtes Rygar et vous franchissez les étapes en détruisant tous les méchants que vous rencontrez en chemin. A chaque étape, vous devez prendre autant d'icônes que possible ; elles changeront votre pouvoir et votre situation. Elles apparaissent au bas de l'écran."

Voilà, Tecmo m'a filé plein de pognon pour que je leur écrive ce super scénario. Des mois et des mois de brainstorming pour accoucher, bien avant Usual Suspect au cinéma, d'un scénario riche et plein de rebondissements. Quel talent ce Leatherface. Vous avez remarqué ? Mon talent me fait parler de temps à autre de ma personne comme Alain Delon.

Plus sérieusement, c'était la notice de la version Amstrad. Si comme pour les séries TV bien de chez nous, vous cherchiez un scénar tenant sur une feuille de PQ*, vous avez trouvé ! Mais une fois le stick en main, dans les jeux vidéos et contrairement au cinoche, le scénar dans la majorité des cas, on s'en bat les... n'a pas une grande importance.

Preuve est faite avec ce Rygar (Argus no Senshi de son vrai nom) qui malgré une histoire non-existante n'en est pas moins excellent. 1986, c'est pas fait pour me rajeunir... Mais quelle année ! Reign in Blood, Master of Puppets... Mais là n'est pas la question, le "vieux" s'égare, revenons à nos moutons. Arcade ou Amstrad, j'étais (et suis encore) fan. Mon Amstrad faisait ce qu'il pouvait pour adapter ce hit et malgré ses (nombreux ?) défauts, j'y jouais énormément attendant le retour de la ducasse pour pouvoir jouer à la version arcade.

Et lorsque c'était le moment, quel pied de jouer sur la borne ! Une musique qui déchire (l'Amstrad ne déméritait pas sur ce point), de l'action à gogo avec des passages type plateformes, une arme originale (yoyo pour adulte ?), une difficulté bien présente (les monstres arrivent de partout !) mais pas insurmontable, une jouabilité du feu de Dieu... Rien que du bonheur ! Puis à la fin de chaque stage, un petit moment de répit dans le temple (pendant le décompte de vos performances) avant de reprendre l'action. 27 stages, va falloir cravacher pour y arriver ! Pour vous y aider, ramassez le plus de bonus possibles ! Bouclier, temps supplémentaire, destruction de tous les ennemis à l'écran... Ca ne sera pas du luxe.

Pour jouer à cet excellent jeu d'action, pas de secrets : MAME. Mais si vous possédez une Xbox, je ne peux que vous conseiller chaudement la compilation Tecmo Classic Arcade qui contient Rygar. D'ailleurs, cela me fait penser qu'il est dommage que plutôt que de mettre certains titres assez faibles (et je suis poli) ils auraient mieux fait d'accompagner mon ami Rygar avec Gemini Wing ! Le bonheur aurait été complet.

Mais trève de regrets, tout cela ne m'a donné qu'une seule envie, c'est de dégager fissa du blog afin de lancer ce dont me sert le plus mon PC : l'émulation. Oui, cela fait depuis longtemps que j'ai abandonné les jeux actuels windows (trop gourmands) pour m'adonner à ma passion, les tueries de l'arcade et consoles de ma jeunesse. Ah ! MAME 32 est lancé, Argus no Senshi (test pour savoir si vous avez suivi) m'appel. A bientôt !
*PQ =
Papier Cul = Papier toilette. Qui sais, peut-être êtes vous d'une région où ce
terme n'est pas usité.
*Copyright magazine Joystick
Leatherface
11 avril 2008
Robocop - The Future of Law Enforcement

Vous savez tous qu'il est très commode de dire que les adaptations de licences de films en jeux vidéos sont nulles. Mais prenons un peu de recul et constatons que premièrement, des daubes il y en a dans tous les genres et qu'ensuite, en cherchant bien, on constate qu'il y a beaucoup de titres excellents. Et Robocop est l'exemple même de l'adaptation excellente. Puis... Avez-vous lu l'article sur Aliens ?

Protect the innocent !
Le jour où j'ai vu la borne d'arcade de ce jeu, ce fut un choc. Les graphismes, le son qui "pète", et surtout... La manière dont Robocop prend son flingue ! La première fois que l'on voit ça, c'est l'extase, trop la classe. Murphy se déplace d'une telle manière que l'on ressent son poid, sa masse. Trop beau le sprite en plus. Et ED-209...

Plein de choses marquantes restent gravées dans votre esprit. Impossible d'oublier votre première confrontation avec ED-209 ! Inoubliable. 7 niveaux vous attendent entrecoupés d'une scéance au stand de tir vous permettant de regagner de la santé (Power). Bien jouissif ces stages bonus.

Un grand moment, culte !
Vous devez bien vous douter qu'après avoir vu ce hit en arcade, il me tardait d'avoir la possibilité de pouvoir y jouer chez moi. Puis mon Amiga, c'était (et ce n'est) pas de la daube comme machine. La version micro était attendu avec impatience. Data East allait-il assurer ? Nous ne le saurons jamais vu que c'est Ocean software qui s'y est collé.

Stage bonus qui défoule.
Autant l'arcade m'a donné une sacrée claque, autant je me suis pris une gifle après avoir glissé la disquette du jeu dans mon Amiga. Taille de la fenêtre ridicule, nombre de couleurs affichées risible, sprites riquiquis... La déception, une honte ! Et je suis poli. Heureusement qu'Ocean a changé son fusil d'épaule pour les suites sur micros en n'adaptant plus mais en créant. Mais nous verrons cela plus tard.

Adaptation Amiga. No comment.
Pour conclure, je dirai que grâce à MAME il est possible de jouer à ce jeu dans sa meilleure version. Robocop occupe une place importante dans mon coeur car je n'oublierai jamais notre première rencontre en arcade. Si vous avez comme moi aimé ce jeu vous adorerez aussi sa suite, toujours en arcade.
Leatherface

